






La ville de Flers est marquée par sa reconstruction, le développement industriel du XIXème siècle, les vagues d'immigration du XXème siècle, les changements intervenus sur le bassin industriel, la construction de ces différents quartiers, la venue des populations immigrées et la vie associative de ces quartiers.
Ces données sont pour les artistes résidents, matière et support de réflexion. Elles peuvent leur permettre une production plastique ouverte et intégrée à la vie de la communauté d'agglomération de Flers.
Voici donc une présentation de Flers, un résumé de l'histoire de cette petite ville au cœur du bocage Normand, en lisière de la Suisse Normande.
PRÉSENTATION
Riche d'une agglomération de plus de 50 000 habitants, Flers est le noyau d'une communauté d'agglomération nommée Flers Agglo. Cette communauté compte 42 communes et s'étend sur un territoire de 570km². Située au cœur du bocage ornais, l'agglomération est au centre d'un bassin d'emploi important. On y trouve beaucoup d'entreprises dans le domaine de l'automobile et de l'agroalimentaire. De part son positionnement et son dynamisme industriel, elle joue un rôle essentiel dans l'économie normande, malgré un isolement causé par l'inexistence de voies routières importantes.
HISTORIQUE
L'histoire de Flers est marquée par la révolution industrielle du XIXème siècle. Durant ce siècle elle a possédé une importante industrie textile et métallurgique. La ville est passée de 2800 habitants en 1806 à 13 929 en 1886. L'urbanisme de la ville est encore aujourd'hui marqué par la révolution industrielle. L'implantation des usines, la construction de logements ouvriers, l'arrivée du chemin de fer, puis les divers aménagements du XXème siècle ont contribué à la croissance du noyau urbain. Ce bassin de vie a toujours été un lieu d'accueil pour les migrants et le développement industriel actuel le confirme. Le début du XXème siècle voit la croissance de l'industrie textile. On peut voir sur le blason de la ville des "navettes". Ces objets sont des bobines de fils circulants dans les métiers à tisser utilisés dans l'industrie textile à l'époque.
Le XXème siècle a été marqué par les guerres. Flers n'a pas échappé à cette règle. Les bombardements américains du 6 et 7 juin 1944 ont changé la physionomie de la ville qui fut détruire à 80%. Un triste tableau lors duquel une centaine d'habitants ont perdu la vie. Le centre ville est l'endroit de la ville à avoir le plus souffert. Des traces directes du bombardement sont perceptibles dans les modes de construction de ces quartiers détruits. De façon plus anecdotique, l'un des murs extérieurs de l'église Saint Germain en garde encore quelques stigmates. La ville a été libérée par la 11ème division blindée britannique le 16 août.
Dès 1948 et durant les Trente Glorieuses, la reconstruction du centre ville va prendre forme. L'urbanisme, les axes routiers et plus largement le caractère architectural de la ville en portent aujourd'hui l'empreinte. De nombreux changements ont été effectués au niveau des axes routiers puisque auparavant la place de l'automobile avait été envisagée, mais pas aux dimensions propre à celle du XXIème siècle. Ces sujets sont actuellement le moteur des pensées des restructurations urbaines à venir.
Les années 70 s'accompagnent de la construction de nouveaux quartiers d'habitats sociaux collectifs qui rassemble aujourd'hui 2500 logements dont ceux du quartier Saint Michel, Saint Sauveur, Pont Féron et le Clos Morel. Des centaines de logements supplémentaires ont accompagné l'exode rural en cours jusqu'à la seconde moitié du XXème siècle et l'arrivée des Harkis à la suite de la guerre d'Algérie. Entre 1970 et 1990, l'immigration en provenance du Maghreb et de la Turquie, principalement au Nord-Est de cette dernière, a fait augmenter considérablement la diversité de la population flérienne. Aujourd'hui la communauté turque présente à Flers est la plus importante de Basse-Normandie.
La crise économique des années 1970 a durement affecté le bassin de Flers qui a vu la perte d'une grande partie de son industrie textile. Une crise accentuée par la fermeture de la mine de Saint Clair de Halouze. Située à quelques kilomètres de Flers en 1978, elle était l'une des toutes dernières de France. Elle succède à la fermeture 8 ans de celle du Gué Plat à La Ferrière aux Etangs, 8 ans après cette dernière. Ces évènements entraineront une suppression de 4 000 emplois en quelques années. La dernière fermeture qui tourne la page de l'industrie lourde à Flers est celle de la fonderie La Sonofoque en décembre 2002. Anciennement nommée fonderie Quéruel, on peut remarquer partout en France les plaques d'égouts qu'elle fabriquait. La diversification du tissu industriel actuel a néanmoins commencé en 1960. On retrouve aujourd'hui un développement important de l'industrie dans divers domaine au sein du territoire de Flers Agglo.
