Laura Bottereau & Marine Fiquet

Ça commence dans un rire, mais la chatouille devient désagréable, comme une étiquette qui gratte la nuque, comme une envie soudaine de soulever l’épiderme pour voir au-dessous. Dans une douceur apparente, Le grand guili qui pleure se joue des contradictions, de ce qui démange, de ce qui dérange. Écorché·e·s d’anatomie, amant·e·s anachroniques, ami·e·s imaginaires, éléments de costumes et d’archives participent à la mise en scène d’un simulacre éprouvant le vivant, à quelque chose près. Dé-construisant les représentations corporelles, les genres, les âges, l’exposition invite à puiser dans les détails, à remuer le réel, pour percevoir les fictions enfouies sous les corps, et les mettre en morceaux.

Une exposition réalisée avec le partenariat du Musée de L'Ecorché d'Anatomie au Neubourg (27).

Photographies © Anthony Girardi

LE GRAND GUILI QUI PLEURE