Yan BERNARD
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Peindre est pour moi un système de compréhension, qui vise à l'instar des sciences, à percevoir, appréhender, le monde dans la relation que l'homme entretien avec celui-ci. Ainsi mon biotope de prédilection est notre quotidien, duquel je prélève des éléments, qui a force d'être vu, ne le sont plus. Jamais rien d'extraordinaire, juste ce que l'on a sous les yeux. J'interroge cet espace situé entre la culture collective, résultant de l'environnement socioculturel et de l'individu construit par une somme d'expériences personnelles, uniques. Mon vrai sujet n'est pas l'objet ou la scène figurée sur la toile, mais la relation que le regardeur peut entretenir avec la proposition. Il m'intéresse qu'elle soit une matrice la plus ouverte possible. Je considère que l'image recèle en elle-même, repliée parfois en d'infimes traces, l'histoire de sa genèse, l'histoire de l'art et ses questionnements... Mes toiles contiennent également les ingrédients de leur mutation, conduits par le banal, nous avons tous un souvenir, une sensation à y projeter. C'est pourquoi mon travail, comme surexposer, en apparition -disparition, est en devenir, évitant le plus possible la narration, et se bornant à offrir seulement quelques indices multipliant ainsi le champs des possibles. Cette série sur le portrait, n'a pas pour but de représenter une personne en particulier, mais plutôt de questionner l'idée du portrait et ce que l'on en attend habituellement. Il s'agit de regarder ce qui se passe à sa périphérie immédiate. Ces sont des faux semblants. Il m'apparaît nécessaire de commenter l'image, au sein notre société iconolâtre, elle y est omniprésente, et la peinture me semble t-il, lui offre une résistance intéressante.
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Peinture sur toile, 60 x 40 cm
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Peinture sur toile, 60 x 40 cm |
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Peinture sur toile, 60 x 40 cm
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Peinture sur toile, 60 x 40 cm
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