Etienne Taburet
Ecole des beaux-arts de Rennes
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Papiers coupés Peut-être a voir peu Le papier blanc, révélant de multiples nuances, des lumières, un objet usuel simple pratique. J'essaie, en utilisant ce matériau de travailler avec ses potentialités pour arriver à créer quelque chose qui ne soit pas une image dans un tableau fenêtre. Ainsi je centre cette production sur ce qui est là concrètement et sur le fait de savoir comment cette matière peut être là, à voir. Je m'attarde sur une sensation créée par une densité, une ondulation, une variation, une modulation de lumière ; et par un rythme, un système, j'essaie d'organiser ces sensations. Non pas pour elles-mêmes ou pour la composition mais, grâce à cette ouverture, je souhaite ouvrir vers juste ce qui est créé sans narration ou démonstration … J'invite à voir que cela ; poser un acte simple, essayer de faire quelque chose qui ne soit que ce qu'il est (ne pas le surinvestir d'histoire ou de pigment), mais posé ce je(u) de regard par cette sensation cadrée. Non pas s'enfermer dans cette sensation mais ouvrir le regard par ce jeu. Ici l'œuvre d'art n'est qu'en tant que potentiel et ne réclame, ne revendique rien d'autre que cette spécificité. En postulant que l'œuvre d'art ne soit qu'œuvre d'art, je la centre sur sa spécificité intrinsèque. Mon travail d'affinage sur ce qui se joue dans le devenir d'une œuvre d'art - image. Il y a pour moi un fort enjeu à poser aujourd'hui ce travail, prendre le contre-pied de ce qui va de fait dans cette société où l'image efficace et divertissante n'est là que pour. Finir avec l'utilisation opportuniste et tiède de l'œuvre d'art ne visant qu'à atteindre l'émotionnel. Dans ce qui est ici, des papiers coupés, découpés, assemblés, où l'espace plan du mur rencontre les plans de la feuille créant une surface révélant la surface là .
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